En Suisse, de nombreux jeunes diplômés titulaires d’un Certificat Fédéral de Capacité (CFC) peinent à trouver un emploi stable, car certains employeurs privilégient le recrutement de travailleurs frontaliers ou de personnes sans qualification, dont les coûts salariaux sont plus avantageux.
Cette réalité crée une situation particulièrement injuste pour les jeunes qui ont investi des années dans leur formation et qui se retrouvent sans perspectives d’avenir professionnel. Beaucoup d’entre eux finissent au chômage après leur apprentissage, non pas par manque de motivation ou de compétences, mais en raison de pratiques d’embauche qui ne valorisent pas suffisamment la main-d’œuvre locale.
Actuellement, la mesure de la préférence indigène light impose aux employeurs de publier certains postes vacants auprès des Offices Régionaux de Placement (ORP). Cependant, cette mesure est largement insuffisante, car :
• Elle ne garantit pas une réelle priorité d’embauche pour les jeunes diplômés suisses. Les employeurs ne sont pas obligés de recruter localement si des candidats frontaliers ou moins qualifiés sont disponibles.
• Elle ne prend pas en compte la réalité des jeunes diplômés. Ces derniers, souvent sans expérience significative, sont jugés moins « rentables » par les entreprises, qui préfèrent engager des profils plus expérimentés ou moins coûteux.
• Les stages et contrats temporaires deviennent la norme. Faute d’opportunités stables, de nombreux jeunes diplômés enchaînent les stages non rémunérés ou les contrats précaires, sans réelle perspective d’intégration durable.
Pour faire face à ces enjeux, je propose d’introduire des mesures renforcées pour encourager l’embauche des jeunes diplômés suisses, telles que :
1. Priorité d’embauche locale :
• Exiger des employeurs qu’ils prouvent qu’ils ont cherché à recruter un jeune diplômé suisse avant d’engager un travailleur frontalier ou non qualifié. Cette mesure pourrait s’inspirer de la « préférence indigène light », mais en ciblant spécifiquement les jeunes diplômés et en imposant des critères plus stricts.
2. Incitations financières :
• Créer des subventions, des allégements fiscaux ou des aides financières pour les entreprises qui embauchent des jeunes diplômés suisses dans leur domaine de formation.
3. Contrôles renforcés :
• Mettre en place un contrôle rigoureux des pratiques d’embauche pour s’assurer que les entreprises respectent les priorités d’embauche locales, avec des sanctions financières en cas de non-conformité.
4. Stages et formations :
• Encourager les entreprises à proposer des contrats d’insertion ou des stages rémunérés spécifiquement destinés aux jeunes diplômés, afin qu’ils puissent acquérir une première expérience professionnelle valorisante et augmenter leurs chances d’être embauchés à long terme.
En soutenant ces mesures, nous contribuons non seulement à l’intégration professionnelle des jeunes diplômés suisses, mais également à la valorisation des formations locales et à la cohésion sociale.
Timeline
10.05.25
Souhait reçu.
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